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L’association traverse sa plus grave crise en 80 ans d’existence, et j’y démarre l’animation d’une formation aux pratiques d’intelligence collective….

La première rencontre se tient quelques jours à peine après l’ouverture des négociations sur le PSE. Les grandes lignes des métiers et emplois impactés sont déjà connues. Vous voyez un peu l’ambiance générale ?

C’est sûr, cette formation ne sera pas comme les autres… (mais pour moi, aucune formation n’est « comme les autres » !)

Première étape : déposer le fardeau.

C’est une première : la session a commencé par un travail sur les émotions.

D’abord clarifier : c’est quoi, les émotions de base ? Leur message ?

Et puis déposer, avec un cercle de parole et d’écoute, en prenant le temps nécessaire. Vraiment nécessaire.

Et puis tout au long, s’ajuster à la saison.

Oui, c’est l’automne en ce moment, dans l’association. L’énergie descend, la sève rentre dans le sol, des feuilles tombent.

Et quand c’est l’automne, ce n’est pas le printemps. Ce n’est pas encore le moment de construire le fonctionnement futur mais c’est le moment d’accueillir les émotions des autres et les siennes propres. D’accompagner ceux qui vont partir et aussi ceux qui vont rester.

Et alors ?

Alors oui, il y a eu des choses difficiles à dire et à entendre, des freins, des peurs, des doutes.

Et oui, la magie de l’intelligence collective a encore frappé. Pour mieux vivre cet automne et l’hiver qui suivra, et ainsi laisser venir le printemps.

D’ailleurs on se revoit à la fin de l’hiver (celui du calendrier)…

Je ne nommerai pas cette association ici mais je remercie mon commanditaire et le groupe pour leur confiance, pour ce moment fort que j’ai vécu avec eux, en les accompagnant.

Oui, l’intelligence collective aide à traverser la crise. Parce qu’ensemble, on résiste mieux aux vents mauvais.